Histoire de la commune

Fièrement situé sur la rive droite de la Save, le territoire communal comprend deux parties distinctes ; au sud, des coteaux culminant vers 210 m d’altitude et appartenant à l’interfluve Save-Garonne, au nord, occupant les deux tiers environ de la surface totale, une large terrasse alluviale qui porte le village et les voies de communication, puis la vallée de la Save, large d’un kilomètre, dans laquelle la rivière sinue vers 135 m d’altitude.

Taillés dans la molasse du Budigalien moyen, les coteaux aux reliefs peu vigoureux sont empilés par des formations d’éboulis et de coulées de solifluxion issus de la molasse.
A ce jour, aucun site archéologique n’a été recensé sur le territoire de la commune. Les archives qui sont à la disposition de l’historien quant à l’origine et à l’histoire de Segoufielle sur la longue durée, elles sont très partielles. Cet ancien caste au nom de personne germanique Siguinus + Villa apparu a la fin du XIIe siècle est compris en 1288 dans la baronnie de L’Isle-Jourdain.

F.J Bourdeau signale qu’en 1191 un certain Hugues de Ségoufielle fut présent a un accord entre le comte de Toulouse et celui de L’Isle-Jourdain. Ce rôle de témoin assuré par ce fameux Hugues révèle le statut pluriséculaire de Segoufielle : pendant longtemps la commune a été rattachée au comté de L’Isle. C’est bien ce que nous apprend l’abbé d’Expilly dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle : Ségoufielle, en pays de Lomagne, en Gascogne, diocèse et parlement de Toulouse, intendance d’Auch, élection de Lomagne, comté de L’Isle Jourdain ».
Au XVIIIe et au XIXe siècles, Ségoufielle semble s’être peu a peu érigée en commune autonome.

Patrimoine monuments, objet d’art

L’église Saint-Pierre est le principal monument du village. Son clocher octogonal, couronné d’une balustrade, abrite une carillon de dix cloches. Les archivés paroissiales montrent que cet édifice religieux a fait l’objet d’importants travaux entre 1844 et 1866 (construction d’une chapelle, agrandissement, rénovation des parons et des décorations).
A signaler aussi la présence d’un grand miroir appelée communément « le château » sur lequel nous n’avons aucun renseignement. Cette vieille bâtisse appartient aujourd’hui à la famille de Fumel.